
Ci-contre, une reproduction d'un condensateur
à double prisme, expérimenté lors de la mise en place
du premier réseau ARPAnet en 1960.
Le développement du petit laboratoire de graphisme potentiel, et en particulier la mise en oeuvre du projet "Protogradia", semblent être à l'origine de curieux évènements dont je suis le témoin, ou le sujet, c'est selon !
Je ne peux affirmer avec certitude que ces phénomènes ne sont pas le simple fruit de ma propre imagination (voire aliénation ?). Ou peut être, d'un point de vue plus "paranoïaque", quelqu'un, quelque part, se paye ma tête ? De toute manière je ne peux apporter d'autres preuves de la survenue de ces évènements que les visuels que je présente dans les pages qui suivent.
Le seul et bien maigre indice dont je dispose, est un texte sur lequel j'était tombé chez une ancienne amie passionnée par l'histoire des techniques de communication. Ce texte décrivait de manière relativement précise l'appareil qui j'ai reproduis en haut de cette page. Ce dernier était censé "...condenser et évacuer sous forme d'arc électrique" ce qui était présenté comme "...les altérations structurelles de l'environnement perceptif nouvellement induit par le fonctionnement en continu du système". Bien évidement, comme dans une mauvaise série télé, le texte n'est pas authentifiable. Faute de mieux je peux tout juste en déduire que ces "phénomènes" sont connus depuis le début de l'histoire des réseaux électroniques.
Donc, dans les pages qui suivent, j'ai décidé de consigner, aussi précisément qu'il m'est donné de le faire, l'ensemble des évènements qui se produiront de mon côté. Je ne tenterai pour l'heure aucune classification, ni explication de ces derniers. Je propose de les nommer "phénomènes remarquables" et je les décrirai comme des "distortions de la réalité induite par la mise en ligne de pages web", ici en l'occurence : mes propres pages.
D'autre part, je ne sais pas quel est l'incidence exacte de ces distortions de la réalité sur ma personne. Je redoute, à long terme, d'être victime d'une mise en abîme généralisée : mes pages web altèrent la réalité, ce qui m'obligerais à produire de nouvelle pages qui à leur tour modifieraient à nouveau le réel, etc.
Mais dans l'immédiat, je me borne à être attentif à ce qui se passe autour du site...

Le petit laboratoire de graphisme potentiel (inclu le projet "Protogradia") est un site qui oscille allègrement entre fiction et réalité. La frontière entre ces deux états n'est pas explicitée et devient donc parfois très floue, cependant que le contenu du site doit conserver sa cohérence d'ensemble. L'exercice n'est pas sans conséquences...
En avant-propos je précisai que les phénomènes remarquables étaient induits par la mise en ligne des pages, donc par le réseau. Mais peut-être est-ce l'inverse : les phénomènes induisent la mise en ligne de ces même pages. Depuis la découverte du tricératops, j'avoue que je ne sais déjà plus vraiment d'où part réellement le phénomène.
Justement, le tricératops, je suis tombé dessus lors d'un marché aux puces somme toute bien ordinaire. Mais cette statuette en a instantanément fait un événement singulier !
Ce qui m'a figé devant le stand du vendeur, c'est le motif présent sur le socle massif : identique à celui présent sur le site !
Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai absolument pas pensé un seul instant à questionner le vendeur sur l'origine de ce bibelot. Quand j'y songe aujourd'hui, je m'étonne de ce cruel manque de lucidité, mais j'était trop naïvement fasciné par la réalité même de la pièce que j'avais devant les yeux. Car finallement, n'importe qui peut avoir visité mon site et s'être mis en tête de réutiliser un des éléments graphique sur un autre support... le socle de cette statuette par exemple !
Cette dernière n'est d'ailleurs pas en elle-même une preuve, c'est juste un bibelot parmis tant d'autre. Comme je n'ai pas d'indice sur sa date de fabrication et que son aspect ne m'en donne pas plus, me voilà dans l'expectative la plus compléte.
Toujours est-il que cet objet, par sa présence bien concrête, m'a rappellé le texte dont je parle dans l'avant-propos. Ces deux éléments sont à l'origine de la tenue de la présente liste des phénomènes remarquables. Avec le temps, nous y verrons peut-être plus clair ?
En attendant, me voilà avec un bibelot pour le moins particulier !

La statuette mesure environs 18 cm de haut, pour un poids approximatif de 2 kg
La tête est fixée sur le socle via un axe,
mais elle ne pivote pas.
L'ensemble de la surface est superbement polie et ne porte trace d'aucune rayure.
En triant un vieux paquet de photos (je photographiais un peu tout et n'importe quoi lorsque j'étais étudiant aux Beaux-Arts), je suis tombé sur une prise de vue de mon vieux bureau. (J'habitais un mini-studio près de l'école à l'époque). Si j'en juge par le peu d'affaires présentes dans la pièce (et en faisant un petit effort de mémoire) ce devait être le jour de mon déménagement, le soir même, que je l'ai prise.
Mais en fait, ce n'est pas véritablement le sujet de cette photo qui me préoccupe, non, c'est plutôt l'espèce d'énorme "tache" circulaire que l'on peut voir au mileu ! Parce que je ne me souviens pas spécialement de sa présence lorsque j'avais visionné les tirages à l'époque. Je pensais que c'était une altération du papier photographique, ou quelque chose de cet ordre, mais en fait non (pour autant que je puisse en juger). En plus la "tache" est parfaitement circulaire, cela ne prouve rien en soi d'ailleurs, mais c'est assez remarquable pour être noté.
Mais ce qui me fait penser que cette "tache" est certainement apparue à la prise de vue, c'est qu'en regardant bien (j'ai scanné puis agrandi la photo), on voit que le mobilier se reflète sur la "tache", qui en l'occurence apparait donc plutôt comme étant une sphère. Le problème n'en est que plus insoluble puisque voilà une sphère qui flottait au milieu de la pièce sans que cela ne m'ais inquiété le moins du monde !
Ou peut-être ai-je tout bonnement occulté cet "incident" dans mon subconcient ce jour là. Mais je ne le pense pas, car le fait de revoir cette photographie en l'état ne ma pas déstabilisé outre mesure. Enfin... me semble-t-il...

La "tache" semble être venu au moment de la prise de vue, car au niveau du papier photographie il n'y a pas d'altérations, enfin disons plutôt qu'à l'oeil nu, je n'en ai décelé aucune...
Après avoir scanné la photo, J'ai fait un zoom, puis j'ai exagerer la luminosité et le réglage des niveaux. Certes ce n'est pas évident à voir mais on distingue à gauche le reflet de la lampe de bureau et en bas à droite ce qui apparait comme le fauteuil.
Ce matin en cherchant mon courrier, j'ai trouvé une enveloppe sans nom ni indication aucune. Elle n'était pas cachetée, juste fermée. Elle n'était pas écornée, ni froissée ou pliée non plus en fait.
À l'intérieur il y avait une photo, que j'ai scanné (ci-contre), et une courte lettre (un tirage imprimante mais avec une typographie style manuscrite).
En voici le contenu :
"L'objet sur cette photo appartenait à mon père. Il ne m'a jamais dit ce que c'est. Je n'ai plus cet objet, juste la photo. Je ne savais pas quoi en faire et je ne l'ai jamais trouvé joli. Je l'ai jeté. J'ai visité votre site internet et peut-être que la photo vous intéressera. Je vous la donne pour rien."
Faute de mieux je me contenterai de remercier ce singulier donateur en présentant ici cette fameuse photographie...

Gros plan sur l'objet en question.
J'ai reçu un colis, assez imposant de par ses dimensions et son poids conséquent. Pas de reçus à signer. Les livreurs m'ont dit que tout était réglé et qu'ils avaient eu pour seule consigne de me signifier verbalement que c'était là mon cadeau de bienvenue (sans engagements) au sein de la sélection officielle des projets retenus par le G.D.S.C.R. soit le "Groupement pour le Développement des Systèmes de Création Récursifs".
C'est aimable mais je n'ai pas été mis au courant, ni ne connais ce groupement farfelu ! Sur l'intant je ne savais que faire, plutôt tenté de refuser cet encombrant colis. Un des livreurs m'a certifié que ce n'était pas une erreur mais qu'il n'en savait pas plus; il était juste livreur et le reste il s'en fichait pas mal. Il ne voulait pas d'ennui car son patron était d'un caractère difficile et si je pouvais lui éviter des problèmes il m'en serait gré.
Finalement je cédais (la curiosité l'emporta), et pris le colis. Après quelques déboires pour l'ouvrir sans tout casser (on ne sait jamais...), je déballais enfin le fameux "cadeau".
Voilà, c'est une énorme maquette faite d'un plastique imitation bois (pas très beau il faut le dire). Une sorte de représentation d'un système planétaire ou solaire, je ne sais trop. De même que je ne sais pas vraiment quoi en faire. J'ai voulu la remettre dans son emballage mais impossible sans devoir déchirer le carton.
J'ai commencé à chercher sur le web des indices sur ce mystérieux G.D.S.C.R. mais je n'ai encore rien trouvé...

Le colis porte une quantité inhabituelle d'informations et de symboles relatifs aux conditions de transport.
Une fois déballé, le "cadeau" me semble être bien plus grand que le carton qui le contenait. Et en mesurant, il est effectivement plus large de 3 cm !
Tout s'est passé très vite et je ne vous cache pas que j'ai vraiment eu la frayeur de ma vie.
Ainsi vendredi soir j'ai travaillé relativement tard sur quelques pages du présent site. Je n'avais allumé ni le téléviseur ni la radio. J'étais donc plongé dans un relatif silence, relisant des textes que je venais de saisir quand mon attention fut détournée par un bruissement sourd et plaintif. D'abord surpris j'ai mis plusieurs longues secondes à en localiser l'origine. À l'instant où je me levai, le bruissement se fit moins intense mais révéla alors un rythme régulier, comme une sorte de respiration. Le son venait du coin cuisine et je fus littéralement figé sur place par le spectacle. Je ne sais pas combien de temps je suis resté planté là, à la fois fasciné et révulsé : un agrégat de matière poussait depuis l'angle du mur !
Je dis poussait, mais je devrai dire envahissait le plan de travail à une vitesse incroyable... Soudainement je pris conscience qu'il s'apprèterait sans nul doute à s'octroyer tout l'espace disponible, sans limite aucune. Cette fulgurante idée contribua à m'extirper de ma stupeur, et sans demander mon reste je décidai de quitter les lieux.
À l'instant où j'allai franchir le pas de la porte je fus surpris par le retour soudain du silence : l'agrégat avait cessé son expansion... À nouveau je suis resté immobile et indéci durant de longues secondes. Finalement je revins vers la cuisine, au passage j'empoignai mon appareil numérique et pris un unique cliché de cet agrégat.
Et c'est là que l'évènement prit une tournure bien plus étrange encore, car au moment même où le cliché fut enregistré, l'agrégat disparut, instantanément, sans bruit, sans transition, ni rien ! À tel point qu'un doute terrible quand à ma santé mentale m'envahit aussitôt. Doute qui se serait avéré bien légitime si je n'avais pas récuperé la photographie témoignant de la réalité du phénomène.
Certes cette "preuve" photographique ne témoigne que de la "réalité optique" de l'évènement (tout comme on peut photographier un mirage dans le désert). Mais c'est là tout ce dont je dispose.

Je ne peux m'empecher de penser à ce qui se serait passé si je n'avais pas eu l'initiative de prendre ce cliché...